Pages Menu
TwitterRssFacebook
Categories Menu

Posted by on nov 8, 2013 in Interview, TOULON et ses environs |

Gad ELMALEH

Gad ELMALEH

« COMME TON PERE »Un film de Marco CARMEL
Avec Gad ELMALEH,
Richard BERRY, Yaël ABECASSIS 
(Décembre 2007)

Dans les années 70, une famille d’Israéliens arrivent en France.

Le père, influençable, maladroit et joueur fera de mauvaises rencontres qui vont amener femme et enfants à vivre des bouleversements inopinés qui vont changer leur destiné.

Rencontre au Cinéma Pathé Liberté TOULON

gad-021207-0013

Interview de Marco CARMEL, le réalisateur:

MB : Le film raconte un peu de votre histoire dans une version plus légère ?  

MC : La première version était trop « noire », je n’aurai pas pu tout montrer au cinéma.
Il y a une partie autobiographique et une partie imaginée. C’est un film plein d’émotion où les sentiments et les situations n’ont pas trop changées depuis les années 70.
C’est l’histoire d’une relation entre père et fils où l’enfant de 10 ans croyait à un père héroïque, et qui, avec le temps et les situations, va voir son père autrement.

MB : Comment avez-vous pensé à Gad ELMALEH pour le rôle du père ?  

MC : Tout naturellement, j’ai pensé à Gad ELMALEH. Je savais qu’il correspondrait parfaitement au rôle que j’attendais. Nous l’avons contacté, et la réponse était : « Gad ELMALEH n’est pas disponible pour trois années ». La rencontre s’est faite sur une plage à TEL-AVIV. Je lui ai parlé de mon histoire, du scénario qui l’a lue et finalement accepté de jouer
MB : Comment avez-vous fait pour retrouver les décors des années 70 ou de trouver le terrain vague par exemple ? 

MC : Nous avons travaillé en studio. Nous avons recréé les décors des années 70. Comme il n’existe plus de terrain vague à Paris, nous l’avons inventé. Nous avons travaillé deux mois pour la préparation, deux mois pour donner ce résultat « en réel ».

Interview de Gad ELMALEH :

MB : Dans le film, vous parlez hébreu, vous avez appris la langue ou vous la parlez déjà ?  

GE : J’ai appris à parler hébreux depuis l’enfance. Je suis né à Casablanca, au MAROC et j’ai vécu la mixité entre les deux peuples. Même si je ne pratique pas souvent, parler hébreu pour le besoin du film m’a paru tout à fait naturel

MB : C’est la première fois que vous jouez dans un film dramatique, cela n’a pas été trop difficile pour vous ?  

GE : Ce n’est pas le même jeu. Sur les films dramatiques, on est dans la comédie pure et sous la direction du Cinéaste. Il m’a fallu beaucoup de travail personnel pour donner ce résultat à l’écran, me mettre à la place de quelqu’un d’autre. Alors que pour faire rire, il faut parler souvent de soi-même

MB : Dans le film, il existe des scènes assez dures, comment les avez-vous tournées ?  

GE : La scène de la mort de la mère, par exemple, était assez difficile. Bien-sûr, à un moment, je pouvais penser à la mort de ma mère, et cela rendait la scène encore plus difficile. Mais rassurez-vous, entre les séances du film, il y avait une bonne ambiance, et nous nous amusions beaucoup. Tout comme dans les situations difficiles, on a souvent envie d’en rire

MB : Auriez-vous imaginé tourner dans un film dramatique ?  

GE : Je crois surtout en la destiné. Les choses doivent arriver parce que c’est le moment, et surtout « parce que c’est écrit ». Il aura fallu de cette rencontre avec Marco CARMEL sur une plage, pour que je sois son père dans le film. Donc, si vous voulez tourner dans un film, il vaut mieux aller à la plage !

MB : Pour vous, existe t-il des scènes difficiles au cinéma ?  

GE : Oui, embrasser une femme par exemple. Au cinéma, c’est très difficile. Tout le monde est là autour de vous, à regarder comment vous allez faire. C’est terriblement difficile. Rassurez-vous, ce n’est pas le cas dans la vie !

MB : Tout est nouveau pour vous dans ce film ?  

GE : Tout est première fois dans ce film. Premier long métrage pour le cinéaste. C’est mon premier film dramatique. C’est la première fois que j’ai une femme (au cinéma), c’est la première fois que j’ai des enfants au cinéma.
C’est dire s’il a fallu beaucoup de force réunie dans tous les domaines pour ce premier film. Je pense que les gens vont être étonnés de me voir dans un film dramatique.
Un jour quelqu’un m’a dit : « Si tu donnes au public ce qu’il attend de toi, il sera déçu ». Je pense que dans ce film, les gens ne seront pas déçus. C’est un bon film.

MB : Avez-vous d’autres projets dans le cinéma ?    

GE : Je suis dans l’écriture d’un film qui raconte l’histoire d’un homme mégalomane, fier de lui. A cause de son comportement, il va tout perdre.

 


Martina Bernardi

gad-021207-00141